Éléments de didactiques

 

ENSEIGNER AUTREMENT!

L’intérêt de la simulation

 

Le monde des communications et de lʹaccès à lʹinformation connaît une

révolution majeure. Celle-ci se projette dans tous les milieux d’emploi. Les élèves, quel

que soit leur programme de formation, sont appelés à évoluer dans une société où le

savoir devient un élément essentiel de lʹadaptation aux changements.

Comment expliquer cet intérêt envers les technologies de lʹinformation et de la

communication (les TIC)? Cʹest que, en plus de donner accès à une quantité

impressionnante dʹinformation, dʹimages, de simulations, etc., les TIC favorisent

lʹadoption dʹune approche didactique qui place lʹélève au centre du processus

dʹapprentissage. En effet, les TIC fournissent des moyens novateurs, non seulement

pour la diffusion des connaissances mais aussi pour lʹexploration de stratégies

dʹapprentissage qui favorisent l’accessibilité de lʹinformation, la communication et

l’échange en temps réel ou différé avec des groupes dʹintérêt virtuels ou des

communautés dʹapprentissage, interactivité, multimédia. Toutes ces nouvelles avenues

ouvrent la voie à des activités pédagogiques novatrices allant de lʹillustration de

concepts par lʹimage 3D à des activités plus complexes de collaboration et de

construction des connaissances, lesquelles étaient jusque-là irréalisables en raison des

contraintes de temps et dʹespace (Gélinas, 2002).

Depuis que Internet est devenu une des sources des informations la plus utilisé

si non la source la plus utilisée pour accéder aux informations dans tous les domaines :

Savoir scientifique, littéraire, sociale, économique, politique…les physiciens se sont

intéressés à cette nouvelle banque de donnée mondiale pour publier leurs travaux de

recherche, et leurs cours d’enseignement. Certains de ces cours ont pris forme de texte

syntaxique d’autres ont pris forme de site incorporant quelques simulations ou

animations.

La majorité de ces sites ont été élaborée d’une façon très centrer sur les contenus,

chose que nous considérons importante, mais pas suffisante pour que les simulations

deviennent le moyen privilégié pour faire progresser l’acquisition des connaissances. En

effet, si on conçoit des sites en se basant essentiels que sur un élément unique du

triangle didactique et négliger le pôle qu’à notre sens le plus important dans unes

situation d’enseignement apprentissage qui est l’élève.

Pour toute situation d’enseignement d’apprentissage, les trois pôles de la

situation doivent exister. Si leur présence ne peut être explicité, elle devrait l’être

implicitement. Expliquons-nous. Pour prendre en considération l’élèves dansl’enseignement que nous proposons qu’il soit proposé sous forme d’un texte ou d’une

simulation, il doit prendre en considération un élément essentiel sur lequel les

didacticiens ont beaucoup travailler ce dernier quart de siècle et dans presque tous les

disciplines scientifiques que ce soit en sciences physiques, en chimie, en biologie, en

géologie ou en mathématique à savoir les conceptions.

Beaucoup d’essai de remédiation ont été élaboré pour remédier au déjà-là de

l’apprenant. La majorité des chercheurs qui ont testé ces remédiations se sont très vites

rendu compte, que leurs remédiation se heurtait à des conceptions très résistantes et

très stables qui résiste dans la majorité des cas un enseignement classique même de très

niveaux. Certaines de ces conceptions résistaient même à un enseignement centré sur

ces conceptions et qui consistait à amener les élèves à se rendre compte des limites de

leurs conceptions en les confrontant à des activités de résolution de problème. Ces

travaux apportent toujours un plus vers la construction d’une connaissance scientifique,

mais elle échoue dans certain cas ; à faire évoluer les schémas mentaux que les

apprenants se font d’un phénomène donné. Car, montré les limites du modèle de l’élève

pour résoudre un problème donné est la première étapes d’un processus qui

commence par la destruction du modèle de l’élève, passe par l’élaboration d’un autre,

considéré comme scientifique et fini par la consolidation de ce modèle récemment

construit c’est ce que nous appelons le renforcement.

Le changement du schéma mental que ce fait l’élève d’un phénomène donné peut avoir

lieu si l’enseignant ou le didacticiens parvient à trouver l’ultime expérience et qu’il

l’organise sous forme d’une situation problème, pour la présenter aux apprenant. Cette

situation doit inciter l’élève à faire trois taches :

- Les élèves devraient émettre des conjectures sur les résultats qu’elle est sensée donner

en faisant marcher ces conceptions propres.

- L’élève doit s’investir dans cette situation problème, pour cela, il lui faut un minimum

de motivation et d’intérêt porté a cette situation.

- Cette situation doit mettre son savoir propre en échec et provoquer chez lui ce que

Brousseau le qualifie de dévolution du problème en mettant leurs conceptions en échec.

Cette dévolution, n’est pas du seulement à de la mise en échec de son savoir seulement,

mais parce qu’il a jugé que la situation mérite son attention. L’intérêt que l’élève à

porter à la situation et la mise en échec de ces conceptions va provoquer en lui un

dérangement cognitif. La quête de la réponse devient alors, un besoin personnel pour

retrouver un nouvel équilibre.

Si le concept, la notion ou le phénomène que l’élève est sensé construire, fait partie

du savoir abstrait et qu’aucune expérience directe dans un labo ne peut les aider à le

construire, à ce moment les simulations prennent toutes leurs valeurs. En effet, certains

concepts comme, l’onde, l’énergie, ou la tension électrique et la notion de déphasage,

même si les physiciens ont développer un nombre considérable d’instruments

permettant de faire des mesures concernant ces concepts et phénomènes. En parallèle,

ils ont construit toute un arsenal de formalismes mathématiques qui a permis de tisser

une trame conceptuelle liant ces concepts les uns aux autres pour former un tout

cohérent et compréhensible pour le physiciens. Pour l’élève et au niveau de la

description purement phénoménologiques, tous ces outils, reste inopérant pour donner

du sens à l’onde, à la tension électrique, à l’énergie…

Dans ce qui a précédé, nous avons utilisé les mots réalité, modèle et théorie, sans

pour autant les définir. Pour la bonne compréhension du reste du cours ,Nous

essayerons de les définir ainsi que les relations qui les lient.