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Éléments de didactiques |
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Critères d’évaluation d’une situation d’apprentissage Construction ou critique d’une situation problème La « tâche » est utilisée par nombre de pédagogues qui évoquent chez eux des activités ou des exercices que les élèves doivent faire. Pour nommer une stratégie importante d’enseignement- apprentissage, on utilise les concepts de situation problème ou de tâche intégratrice. Selon Morissette, on appelle tâche une situation, complexe, contextualisée et signifiante qui exige des élèves qu’ils traitent de l’information pour résoudre un problème spécifique et qui nécessite la réalisation d’une production clairement précisée. Une situation complexe : est une tâche qui active un ensemble d’opérations tels que repérer, distinguer, et choisir les connaissances, les procédures, les savoir-faire et les attitudes appropriés, pour les mettre ensuite en relation, les valiser, Une situation contextualisée : c’est-à-dire qui renvoie à un contexte authentique autrement dit viable en dehors de l’enceinte de l’école et susceptible de se trouver dans la vie courante. Une situation signifiante : elle comporte des éléments susceptibles de permettre aux élèves de faire des liens qui vont contribuer à mobiliser leurs connaissances antérieures. Elle répond à la question « à quoi ça sert » ? C’est la composante qui a le plus d’influence sur le degré d’implication des élèves. caractéristiques d’une véritable tâche :
Les avantages de l’approche par problème dans une tâche : Le concept de problème est le noyau dur du processus d’apprentissage qui place les élèves dans un contexte spécifique. Les élèves construisent leur savoir à partir de contextes spécifiques (du spécifique au général.)En donnant une intention à la recherche cognitive, le problème permet la mobilisation des ressources de la mémoire à long terme, et ce, de façon articulée, car il ne s’agit pas de juxtaposer les connaissances. Le problème assure le traitement de l’information à cause de son caractère spécifique. Le problème permet aux élèves de prendre conscience que les idées spontanées qu’ils ont sur un sujet, que les solutions qu’ils adoptent spontanément, ne conviennent pas, et qu’il faut une autre façon de penser la solution, d’autres solutions. En un mot, pour être efficace, la tâche doit être suffisamment complexe pour mettre en échec les conceptions initiales erronées, tout en restant accessible pour leur permettre de trouver une solution au problème posé. C’est le problème qui donne un sens à la tâche elle-même. Enfin, c’est le problème qui permet d’organiser les connaissances dans l’approche par compétence et non le discours du maître. (Morissette) Les avantages que présentent les contraintes (le conflit cognitif) : Parmi les contraintes, nous pouvons citer le conflit cognitif. Nombre de recherches ont montré qu’il n’y a pas de nouveaux apprentissages sans conflit cognitif. Les idées spontanées qu’un élève a sur un sujet ne conviennent pas. Le conflit cognitif met en branle l’état d’équilibre et incite l’élève rechercher un nouvel équilibre. En un mot, il ne peut y avoir de nouveaux apprentissages que lorsqu’un nouvel équilibre se réalise. Le conflit cognitif présente plusieurs avantages Le conflit cognitif : Prend en compte les connaissances antérieures pour chercher des solutions à une nouvelle situation. Motive les élèves parce que les nouveaux apprentissages correspondent soit,à des questions que se pose l’apprenant, soit à des obstacles qu’il affronte. Assure une forte contextualisation initiale des apprentissages. Garantit la viabilité des connaissances étant donné leur haut degré definalisation. Nécessite le recours à des jugements métacognitifs dans le but d’évaluer si le nouvel équilibre atteint ou la nouvelle solution proposée répond judicieusement à la problématique qui a déclenché le processus d’apprentissage (Tardif, cité Morissette). |